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ONZH : Observatoire national des zones humides

Les zones humides d'importance majeure

L'Observatoire national des zones humides (ONZH) a vocation à rassembler des informations et suivre l’évolution des zones humides d'importance majeure.

Ces sites, définis en 1991 à l’occasion d’une évaluation nationale, ont été choisis pour leur caractère représentatif des différents types d’écosystèmes présents sur le territoire métropolitain et des services socio-économiques rendus. Cette première liste de 87 zones humides d'importance majeure avait été élaborée d’après des inventaires existants, le recensement de sites répondant aux critères de désignation pour la convention de Ramsar, et complétée par des experts scientifiques. Si la plupart des zones humides concernées étaient celles ayant un intérêt dans la conservation d’espèces dites "patrimoniales" (correspondant à un certain degré de rareté) ou d’écosystèmes, ou ayant un intérêt dans la gestion de l’eau, certaines zones dégradées avaient aussi été retenues car leur suivi était jugé nécessaire.

Depuis sa création en 1995, l’ONZH a redéfini certains des périmètres initiaux et le suivi porte en 2010 sur 152 zones, auxquelles s’ajoutent 71 massifs à tourbières. Elles se répartissent en 5 principaux types : littoral atlantique, de la Manche et de la Mer du Nord ; littoral méditerranéen ; zones humides de vallées alluviales ; zones humides de plaines intérieures ; tourbières de moyenne et haute montagne.

Le référentiel de l'Observatoire des zones humides

Le référentiel géographique est généré avec l’appui des Directions régionales de l'environnement (couche actualisée en 2004). Le périmètre d’observation porte sur une superficie de 2,4 millions d’hectares.

La carte des zones humides d’importance majeure montre aujourd’hui des zones bien délimitées (littoral, vallées alluviales, plaines intérieures et certains massifs à tourbières), et d’autres massifs à tourbières dont la délimitation reste à préciser. Ils sont représentés avec un contour sur la carte. Celle-ci est donc évolutive et amenée à être complétée en fonction de la disponibilité de nouvelles données sur les tourbières.

Les zones humides d'importance majeure

Source : Zones humides d'importance majeure, CGDD (SOeS/ONZH), octobre 2004 - Massifs à tourbières, CGDD (SOeS/ONZH) - ENF, 2009.

Les chiffres clés de l'ONZH (hors massifs à tourbières)

Nombre de zones d'importance majeure

152

se répartissant en 4 types :

 

- littoral atlantique

42

- littoral méditerranéen

19

- vallées alluviales

72

- plaines intérieures

19

Nombre de régions concernées

22

Nombre de départements concernés

72

Nombre de communes concernées

4 279

Superficie totale des zones humides suivies

2 439 939 ha 1

se répartissant en 4 types :

 

- littoral atlantique

655 227 ha

- littoral méditerranéen

189 976 ha

- vallées alluviales

788 492 ha

- plaines intérieures

806 243 ha  

Superficie moyenne des zones

16 052 ha

Région ayant la plus grande superficie de zones

Champagne-Ardennes : 272 405 ha

Région ayant la plus petite superficie de zones

Limousin : 234 ha

Département ayant la plus grande superficie de zones

Loir-et-Cher : 123 934 ha

Département ayant la plus petite superficie de zones

Mayenne : 151 ha  

Zone humide de plus grande superficie

Sologne (181 732 ha), région Centre

Zone humide de plus petite superficie

Etang de Galetas (230 ha), Loiret

1. Cette superficie comprend le domaine public maritime. Elle contient par ailleurs des "doubles comptes" : certaines zones se chevauchent et sont comptabilisées deux fois.

Source : SOeS (ONZH), 2004.

L'occupation des sols sur les zones humides d'importance majeure

Le SOeS a cartographié l’occupation des sols sur chacune des 152 zones humides d’importance majeure de l'ONZH. Ces cartes sont produites à partir de la base de données géographiques CORINE Land Cover (version 2006).

Voir les cartes d'occupation des sols par région

Les données sur les massifs à tourbières

Les tourbières représentent en France environ 55 000 hectares, principalement dans le Jura, les Vosges, les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, les Monts d’Arrée, le Morvan et les Ardennes. Ces milieux résultent de l’accumulation de matière végétale non décomposée constituant la tourbe. Les tourbières se forment lorsque le sol est constamment engorgé d’eau, sous un climat frais et humide. Elles se caractérisent par leurs formations végétales où dominent des végétaux hygrophiles (mousses, sphaignes, hypnacées, carex, roseaux, joncs...) dont la croissance engendre une accumulation importante de matière organique. Ce sont des milieux fragiles dont l’édification se réalise sur une période de 2 000 à 5 000 ans. L’intérêt écologique des tourbières réside notamment dans la présence d’espèces végétales et animales originales et spécifiques, témoins des périodes climatiques froides passées. La remarquable diversité des types de tourbières présents en France, ainsi que leur localisation en marge de leur aire optimale de répartition plus septentrionale, renforcent cet intérêt et leur confèrent une valeur patrimoniale de niveau national, voire international.

Dans le cadre de l’ONZH, le SOeS et Espaces Naturels de France (fédération des Conservatoires régionaux d’Espaces Naturels et hébergeant le "pôle-relais tourbières") ont réalisé des fiches descriptives et cartographiques des massifs à tourbières dans 8 régions de France métropolitaine. Les thèmes traités sont les habitats d’intérêt communautaire, les espèces animales et végétales remarquables, les mesures de protection et de gestion et les atteintes.

Voir les fiches tourbières

Les mesures de protection ou de gestion dans les zones humides d'importance majeure

Les zones humides d’importance majeure sont concernées par des mesures de protection de niveau national (parc national, parc naturel régional, réserve naturelle nationale et régionale, arrêté préfectoral de protection de biotope, réserve nationale de chasse et de faune sauvage, terrains du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres), international (convention de Ramsar, réserves de biosphère) ou européen (réseau Natura 2000). Ces mesures assurent des protections de degrés divers et sont de type réglementaire, contractuel ou foncier. Elles visent la préservation d’espèces faunistiques ou floristiques, d’habitats naturels, ou plus largement de territoires ayant un intérêt patrimonial, écologique et paysager.   

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