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Nature et biodiversité
Faune et flore
La diversité spécifique française : un patrimoine riche mais menacé
La France se situe au carrefour de quatre régions biogéographiques - continentale, atlantique, méditerranéenne et alpine -, parmi les sept que compte l’Union européenne. Cette situation lui confère l’un des patrimoines naturels les plus riches d’Europe. À titre d’exemple, la France, l’Italie, l’Espagne et la Grèce sont les quatre États membres les plus diversifiés en mammifères, avec plus d’une centaine d’espèces connues. La richesse française en amphibiens est également la plus importante de l’Union (avec 35 espèces indigènes).
Par ailleurs, du fait de ses collectivités d’outre-mer, le territoire français abrite un patrimoine naturel d’une importance mondiale :
- il est le seul à être concerné par cinq "points chauds" (hotspots) de la biodiversité mondiale (Bassin méditerranéen, Caraïbes, Océan indien, Nouvelle-Calédonie et Polynésie) et une des trois zones forestières majeures de la Terre (Amazonie) ;
- ses collectivités d’outre-mer, d’une très grande richesse biologique, sont présentes dans les trois grands océans de la planète et recèlent quelque 3 450 plantes et 380 vertébrés endémiques, soit plus que toute l’Europe continentale (sur seulement 0,08 % de l’ensemble des terres émergées) ;
- son immense domaine maritime, au deuxième rang mondial par sa taille (zone économique exclusive d’environ 11 millions de km²) comprend 10 % des récifs coralliens du globe ;
- les communautés d’oiseaux marins les plus diversifiées au monde sont hébergées par les terres australes et antarctiques françaises…
Cette remarquable biodiversité est menacée, notamment en outre-mer, où le taux d’extinction des espèces est estimé à plus de trente fois le taux observé en métropole. Par le seul poids des espèces tropicales, la France se trouve au 4e rang mondial des espèces animales menacées et au 9e rang pour les plantes. En métropole, 14 % des vertébrés sont aujourd’hui strictement menacés. En ce qui concerne les invertébrés, les connaissances restent encore trop lacunaires pour appréhender réellement le nombre d’espèces menacées.




