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État et particuliers : des rôles complémentaires pour protéger l’environnement

Comme le montrent régulièrement les enquêtes d’opinion depuis le début des années 70, l’environnement n’a cessé de s’affirmer comme sujet de préoccupation des Français. Depuis le début des années 90, on constate que cette sensibilité se renforce d’autant plus que les conséquences de l’action de l’homme sur l’environnement se font de plus en plus visibles et occupent l'agenda médiatique : réchauffement climatique, tempêtes, inondations, pollution de l’air et de l’eau, impacts écologiques de l’agriculture intensive, incendies de forêt, marées noires.

Dans ce contexte, l’État a un rôle déterminant à jouer dans la résolution des problèmes d’environnement. Nombreux sont les individus qui pensent ne pas pouvoir agir efficacement à leur niveau pour lutter contre certains phénomènes, dont l’échelle et les enjeux économiques et politiques leur semblent hors de portée. À cet égard, les attentes vis-à-vis de l’État n’en sont que plus élevées, aussi bien en termes d’information que de capacité à agir concrètement.

Les individus peuvent également apporter leur contribution à travers certaines pratiques quotidiennes. Mais les capacités d’actions individuelles en faveur de l’environnement ne sont pas identiques selon les domaines d’activités. Par exemple, le nucléaire ou les organismes génétiquement modifiés sont des domaines pour lesquels les modalités d’une action efficace se situent nettement du côté des pouvoirs publics nationaux et européens. À l’opposé, les comportements de chaque individu ont des répercussions directes sur l’environnement en ce qui concerne la consommation de produits issus de l’agriculture biologique, de produits "verts", les économies d’énergie ou l’utilisation de la voiture.  

Acheter "bio" favorise le développement d’une agriculture moins utilisatrice de pesticides et d’engrais. Préférer la bicyclette ou les transports en commun à sa voiture individuelle pour se rendre à son travail ou faire ses courses contribue à réduire les émissions de CO2 et la pollution de l’air, etc. Il en est de même pour les pratiques de tri sélectif des déchets. Le suivi de ces actions individuelles permet ainsi d’observer un processus d’"écologisation" des pratiques domestiques quotidiennes.  

Les risques auxquels les Français se sentent exposés