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Ménages

La consommation d’espace par l’habitat

En 2008, l’habitat individuel et collectif occupe 4 % du territoire national avec 2,3 millions d’hectares. Cela représente presque la moitié des sols artificialisés, qui incluent aussi les  zones industrielles et commerciales, les espaces verts, les routes, les chantiers…. L’artificialisation des sols liée au logement est responsable de la régression des terres arables et des milieux naturels, de la perturbation du cycle de l’eau et des sols et du mitage des paysages.

La surface occupée par l’habitat a augmenté environ 5 fois plus vite que la population au cours des deux dernières décennies. Cette pression accrue sur les sols et l’espace s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : l’augmentation du nombre de ménages, l’agrandissement des logements et des espaces attenants, ainsi que l’essor de l’habitat individuel, en particulier dans les zones rurales.

Ce phénomène d’artificialisation lié à l’habitat est particulièrement marqué dans les régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Bretagne, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur, spécialement dans les communes littorales.

La consommation d’espace par l’habitat

En indice base 100 en 1992

Note : (1) "surface au sol consacrée à l'habitat" (enquêtes Teruti et Teruti-Lucas) : rupture de série entre 2003 et 2006.
Valeurs pour l'année 2008 : surface au sol consacrée à l'habitat, 2 310 milliers d'ha ; ménages, 27 000 milliers ; logements, 32 084 milliers ; population, 62 277 milliers d'habitants.

Source : Insee - ministère de l’Agriculture et de la Pêche, SSP (enquêtes Teruti et Teruti-Lucas).

En 2008, le parc résidentiel métropolitain compte 32,1 millions de logements, dont 27 millions de résidences principales, constituées à plus de la moitié de maisons individuelles (57 %). Le nombre de logements a augmenté de 25% en 20 ans. En 2008, il faut 515 logements pour loger 1 000 habitants, contre 323 logements en 1968.

La taille moyenne des logements ne cessent d’augmenter : 91 m² en 2006 contre 82 m² en 1984. C’est surtout la surface des maisons individuelles qui s’accroit (111 m² en 2006 contre 96 m² en 1984), celles des appartements étant stable depuis 25 ans, autour de 65 m². Les espaces attenants au logement (cours et jardins) s’agrandissent également. En 2006, la moitié des maisons possède un jardin d’au moins 600 m².

Indicateurs de taille et d'occupation des logements, selon le type d'habitat

1984

1992

2002

2006

Evolution

1984-2006

Par logement

Surface moyenne (m²)

82

86

90

91

+ 11,0%

- Individuel

96

102

108

111

+ 15,6%

- Collectif

65

66

65

66

+ 1,5%

Nombre moyen de pièces

3,8

4,0

4,0

4,0

+ 5,3%

- Individuel

4,4

4,7

4,8

4,8

+ 9,1%

- Collectif

3,0

3,0

3,0

2,9

- 3,3%

Nombre moyen de personnes

2,7

2,5

2,4

2,3

- 14,8%

- Individuel

2,9

2,8

2,6

2,5

- 13,8%

- Collectif

2,4

2,2

2,1

2,0

- 16,7%

Par personne

Surface moyenne (m²)

31

34

37

40

+ 29,0%

- Individuel

33

37

41

44

+ 33,3%

- Collectif

27

30

31

33

+ 22,2%

Nombre moyen de pièces

1,4

1,6

1,7

1,8

+ 28,6%

- Individuel

1,5

1,7

1,8

1,9

+ 26,7%

- Collectif

1,3

1,4

1,4

1,5

+ 15,4%

Proportion de maisons individuelles (%)

54,0

55,8

56,6

56,3

+ 4,3%

Note : France métropolitaine, résidences principales.

Source : Insee, enquêtes Logement.

 

Les maisons individuelles se substituent à l’habitat collectif. Cet engouement pour ce type d'habitat, plus consommateur d'espace, s'est renforcé ces dernières années : 60% des logements construits entre 2000 et 2009 sont des maisons individuelles, contre 25% en 1960 et 50% au début des années 1990.

Les mises en chantier de logements neufs selon le type d'habitat

Les mises en chantier de logements neufs selon le type d'habitat

Note : France métropolitaine ; les logements en résidence (cité universitaire, foyer pour personnes âgées, hôtel, motel, etc.) sont exclus.

Source : Meeddm, SOeS (Sitadel).

Depuis 1990, la croissance de la construction neuve est particulièrement dynamique dans les communes rurales et les petites unités urbaines (moins de 10 000 habitants). La baisse tendancielle du coût du transport et le coût du foncier plus bas en périphérie sont les causes principales de l’étalement urbain. La progression des logements neufs en zone rurale résulte aussi des préférences d’une partie des ménages pour ce cadre de vie. L’éparpillement de l’habitat dans les zones périurbaines génère une forte augmentation des déplacements quotidiens des ménages.

Voir aussi...

Dernière mise à jour : juillet 2010