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Indicateurs
10 indicateurs clés de l'environnement
10 indicateurs pour décrire la situation de l'environnement en France face aux principaux enjeux : la qualité de l'air et des eaux, l'évolution de la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre, la production de déchets ou encore l'emploi environnemental.
Une mise à jour annuelle de ces indicateurs est prévue.
Les 10 indicateurs en détail
AIR - Pollution de l'air en milieu urbain
La qualité de l’air des villes de France s’est globalement améliorée entre 2000 et 2008, au vu des teneurs de 4 polluants. La diminution des concentrations en SO2 contribue beaucoup à cette amélioration. A l’opposé, les teneurs en ozone (O3) restent au dessus de leur niveau de 2000. Les concentrations en NO2 sont en légère baisse. Malgré une diminution en 2008, aucune tendance significative n’est observée pour les particules PM10. La dégradation de la qualité de l’air observée en 2003 est notamment attribuable aux conditions météorologiques particulières du mois d’août.
EAU - Pollution des cours d'eau
L'excès de phosphates (orthophosphates) et de nitrates dans l'eau est un facteur d'eutrophisation. Les teneurs en orthophosphates dans les cours d'eau ont globalement baissé de moitié entre 1998 et 2007, grâce aux meilleurs traitements en stations d'épuration et à la baisse sensible de l'utilisation des engrais phosphatés. La diminution – modérée – des recours aux engrais azotés n’a pas eu d’effet sensible sur les teneurs en nitrates, qui, selon les régions, restent stables ou sont en légère hausse.
BIODIVERSITÉ - Oiseaux communs
La tendance générale d’évolution constatée en 20 ans d’observation pour les 65 espèces d’oiseaux communs suivies traduit : le déclin des espèces agricoles (-25%), sensibles à la dégradation des habitats, le déclin des espèces des milieux bâtis (-21%) et des espèces des milieux forestiers (-12%). Les espèces généralistes s’adaptent mieux et progressent (+20%). Les mêmes tendances s’observent en Europe. L’Organisation des Nations unies a proclamé 2010 "Année internationale de la biodiversité".
TERRITOIRE - Occupation des sols
Les zones artificialisées atteignent 9,4% du territoire en 2008, soit 5,1 millions d’hectares, ce qui représente environ 800m2 par habitant. 16% de ces surfaces correspondent à des sols bâtis (maisons, immeubles…), 44% à des sols revêtus ou stabilisés (routes, parkings…) et 40% à d’autres espaces artificialisés (jardins, chantiers…). Les espaces artificialisés s’accroissent d’environ 60 000 ha par an depuis 1993, aux dépens principalement des terres agricoles, mais aussi des milieux semi-naturels.
RESSOURCES - Consommation de matières
L’intensité matérielle a baissé de 21 % depuis 1990, traduisant un moindre besoin en matières pour produire une même quantité de valeur ajoutée. Cependant, les matières consommées (environ 14,3 tonnes/hab en 2007), n’ont pas diminué en dix-sept ans, malgré les évolutions technologiques.
* Consommation intérieure apparente de matières : poids des combustibles fossiles, des produits minéraux et agricoles, extraits du territoire national ou importés sous forme de matières premières ou de produits finis, exportations déduites. ** En volume, prix chaînés, base 2000.
DÉCHETS - Déchets municipaux
En 2008, les quantités de déchets collectés par les municipalités atteignent 34,3 millions de tonnes, contre 26 en 1995. Les quantités d'encombrants et déchets verts acheminés en déchèteries ont été multipliées par près de quatre au cours de la période. Le poids des emballages collectés en porte à porte ou en apport volontaire a doublé. Ces évolutions traduisent notamment une offre croissante des dispositifs de collecte. Les priorités sont aujourd'hui de réduire la production de déchets et de développer le recyclage.
EFFET DE SERRE - Émissions
Les émissions de gaz à effet de serre ont globalement diminué de 6,4 % entre 1990 et 2008. Les émissions des transports sont en hausse de 13,5 % et représentent 26 % du total en 2008. Celles du résidentiel-tertiaire ont augmenté de 11,4 %. Ces hausses ont été compensées par la baisse des émissions industrielles et agricoles. L’objectif à long terme du Grenelle de l’environnement est de diviser par 4 les émissions de 1990 d’ici 2050. L'UE-27 s'est engagée à réduire ses émissions de 20 % à l'horizon 2020.
ÉNERGIE - Énergies renouvelables
En 2008, la production d’énergie primaire d’origine renouvelable est de 19 Mtep en France métropolitaine. Elle est aux deux tiers thermique, provenant de la biomasse : bois, déchets, biocarburants et biogaz. L’électricité d’origine renouvelable représente le tiers restant et provient à 86 % de l’hydraulique, à 8 % de l’éolien, en forte progression, et à 6 % de la biomasse, le photovoltaïque n'intervenant encore qu'à la marge.
ÉCONOMIE - Emploi environnemental
L'emploi environnemental a cru de 3,0% par an entre 2004 et 2008, contre 0,9% pour l'emploi intérieur total. En 2008, on compte 405 000 emplois environnementaux, en équivalent temps plein, dont 290 000 dans les éco-activités marchandes des entreprises. Les emplois environnementaux représentent 1,6% de l'emploi intérieur total.
OPINION - Préoccupations des Français
Parmi les problèmes suivants liés à la dégradation de l'environnement, quels sont les deux qui vous paraissent les plus préoccupants ?















